Aqui un primer « cuento dormido »para adultos, que he traducido de mala manera, pero que cada coleccionista de las aquarelas chicas puede tener. Cada uno de ellos tendra una parte del cuento que se va a esparcir por los caminos del mundo, como un juego que un dia, lo mas tarde posible, volvera a reunirse.
Frédéric.
El nino, la luna y el carnero.
Por los montes de Gredos vivia un muchacho sin edad,.que llamaban Albir.
Era pastorcillo, pero nadie conocia cual era su rebano.
Vivia , desde tiempos inmemoriales, con su luna y su carnero.
El aroma de la albahaca y del romero incendiaba sus mejillas cuando empujado por sus dos amigos , para alimentar su cuerpo, tocaba del caramillo.
Un dia, llegando del norte, donde los alamos agitan el viento, se presento un caballito azul y gris de mirada curiosa.
Le pregunto : « Como puedes vivir aqui, ignorante del Todo, sin haber caminado en otra parte que en tus montes, sin ni siquiera conocer la meseta ? »
« No sabes que desde varios dias ha llegado de Oriente la mas bella de todas las flores ? »
« Esta rosa de perfume tan delicado es apreciada por todos los grandes sabios. »
Entonces el nino sin edad le miro de sus grandes ojos de tinta y le murmuro manteniendo sus labios en la cana de su caramillo :
« El que se hojea dia tras noche, encontrara, encuentra y olvidara. »
« Para olvidarse, no necesitamos largas charlas.
Mira brota ya ! Es la flor y el grano de nuestro amor. »
« Somos tres : El carnero , carne nuestra es, la luna, nuestro Universo y yo Albir el pastorcillo, no soy nada mas ni nada menos que el fruto de tu pensamiento. »
Romance de l’enfant de la lune et du bélier.
Dans les monts de Gredos vivait un enfant sans âge. On l’appelait Albir.
Il était berger, mais personne ne lui connaissait de troupeau.
Il vivait là, depuis des temps immémoriaux, avec sa mère la lune et son bélier.
L’arôme du basilic et du romarin enflammait ses joues lorsque poussé par ses deux amis, pour se nourrir l'âme, il jouait du pipeau.
Un jour venant du nord, là où les peupliers agitent le vent, se présenta un petit cheval bleu et gris au regard curieux.
Il lui demanda : « Comment peux- tu vivre là, ignorant du Tout, sans avoir cheminé ailleurs qu’entre mont et mont ,sans même connaître le plateau? »
« Ne sais tu pas que depuis quelques jours est arrivée de l’Orient la plus belle des fleurs ? »
« Cette rose au parfum si délicat est déjà appréciée par tous les grands sages .»
Alors le jeune berger le regarda de ses grands yeux d’encre et lui murmura en gardant ses lèvres sur le roseau de son pipeau.:
- « Celui qui se parcourt , jour après nuit ,trouve, trouvera , et oubliera. »
« Pour s’oublier , nous n’avons point besoin de grand voyage.
Regarde elle pousse déjà ! Elle est la fleur et le grain de notre grand amour.
Nous sommes trois : Le bélier c’est notre chair, la lune, notre Univers et moi Albir, je ne suis que le fruit de ta pensée. »